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HASH : a19461934a1ce4e2b034907868304a04
La langue: Anglais/Franc
Note moyenne : 4.55/16 (sur 88 notes)
Résumé :
1il convient tout d’abord de circonscrire le champ étudié par cet ouvrage, dont le titre pourrait induire en erreur si l’on ne consulte pas la 4e de couverture : la synthèse ici proposée concerne les proverbes et sentences, excluant d’autres catégories de textes médiévaux qui pourraient être qualifiés de « didactiques ». on ne

La didactique profane au moyen age a été finaliste du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7)
sarahauger
2le premier problème auquel s’affronte l’auteur est celui de la typologie des énoncés dans le chapitre « délimitation des genres » (p. 13-36). constatant « les difficultés, voire l’impossibilité de définir et de distinguer le proverbe et la sentence » (p. 13)1, élisabeth schulze-busacker passe en revue les conceptions rhétoriques antiques (quintilien, hermogène de tarsus, priscien, ad herennium, etc.) et médiévales (arts poétiques des xiie et xiiie siècles), la définition érasmienne de l’adage, ainsi que les théories modernes de la phraséologie (jolles, greimas, meleuc, milner, barley, dundes, permjakov, rozhdestvensky, meschonnic, kleiber, williams, s’kreb, z’olkovskij). au fil des auteurs, les vocables se démultiplient : sententia, gnômê, proverbe, sentence, dicton, aphorisme, chria, adage, maxime… à quoi s’ajoutent les termes anglais figurant dans des tableaux classificatoires empruntés à des travaux anglophones non traduits insérés aux pages 31 et 33. le temps des faral et de bruyne n’est plus : les citations des rhétoriciens latins et des arts poétiques médiolatins (p. 17-20) seraient plus claires pour bon nombre de lecteurs si elles étaient traduites2. l’ensemble des définitions proposées reste très abstrait car non illustré par des exemples. il faut néanmoins accepter d’en passer par la technicité de ce chapitre pour apercevoir que ces « formes simples » peuvent être en réalité difficiles à délimiter.
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sarahauger
6on perçoit finalement qu’élisabeth schulze-busacker a voulu condenser en un volume le fruit de ses recherches érudites sur le sujet mais que sa synthèse présente des problèmes de composition susceptibles d’égarer le lecteur néophyte. on conseillera à qui veut se renseigner sur un auteur ou un titre particuliers de repérer dans l’index les différentes sections qui en traitent dans le livre. on eût aussi aimé entrer de façon plus conséquente dans le texte même des recueils5, afin de mieux comprendre, dans une perspective d’histoire des mentalités, la « sagesse » que ces proverbes et sentences donnent à entendre6. l’auteur insiste pourtant (p. 9, 12, 37) sur l’idée, importante, que l’évolution des recueils du latin vers la langue vernaculaire fait émerger des spécificités culturelles locales qui se démarquent du fonds culturel européen d’abord unifié par le latin – cette évolution allant de pair avec l’évolution sociologique du public auquel ces recueils étaient destinés.
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sarahauger
7l’ouvrage est complété par une volumineuse bibliographie (p. 199-258) précédée d’une présentation des « publications et recherches en cours » (p. 193-197), donnant à apprécier l’érudition de l’auteur et la richesse d’un secteur de la recherche pas toujours bien connu des médiévistes. la première partie de la bibliographie élargit à toute l’europe occidentale médiévale l’inventaire des collections, répertoires, éditions et études relevant de la littérature parémiologique et gnomique médiévale. le classement n’est ni alphabétique ni chronologique ; il procède par grands champs linguistiques (latin, français, occitan, catalan, espagnol, italien, allemand, norrois et néerlandais) et reprend à chaque fois les sections suivies dans le plan de l’ouvrage, au risque d’une fragmentation excessive. la seconde partie est une bibliographie générale listant alphabétiquement éditions de textes et études, partie à laquelle on pourrait ajouter la récente édition des adages d’érasme7 et la thèse d’hdr de danièle james-raoul8, dont l’index comporte deux entrées « proverbe » et « sentence » assez fournies.
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sarahauger
9 quelques incorrections linguistiques appellent rectification : curieuse inversion du complément d’objet et du sujet (f. zufferey) dans la deuxième phrase de la n. 2 p. 167 ; « épiphénomène » à remplacer par « épiphonème » à la ligne 5 de la p. 168 ; « se dénote » à remplacer par « se distingue » à la ligne 10 de la p. 187. la graphie « sizain » s’est fixée dans l’usage moderne (au lieu de « sixain », passim).inizio pagina
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résumé: le moyen âge chrétien a réussi à développer sa manière propre de saisir les « parémies » (proverbes, sentences, locutions), de les rendre indispensables à l’éducation religieuse et morale, stimulantes aux arts, attrayantes aux orateurs et à leur conférer ainsi une place significative dans la culture médiévale. elles deviennent le véritable noyau de la « didactique profane ».  
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