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HASH : 3a3b26b1e6aa51445cd68b7d8cdf5614
La langue: Anglais/Franc
Note moyenne : 4.73/54 (sur 63 notes)
Résumé :
dieu, ce monde était encore absent que déjà, depuis toujours,toi, parole en nos commencements, tu portais le poids des choses.toi qui penses, toi qui crées, l'univers en toi repose. dieu, quand l'homme eut habité le temps, y jetant ses propres cris,toi, parole en nos événements, tu déroules notre histoire.toi qui juges, toi qui sauves, jésus christ

Liturgie et ses livres (la) (maison dieu no 202) a été finaliste du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29)
sarahauger
1 le dieu des dieux, le seigneur, parle et convoque la terre *du soleil levantjusqu'au soleil couchant. 2 de sion, belle entre toutes,dieu resplendit. *3 qu'il vienne, notre dieu,qu'il rompe son silence ! devant lui, un feu qui dévore ;autour de lui, éclate un ouragan.4 il convoque les hauteurs des cieuxet la terre au jugement de son peuple : 5 « assemblez, devant moi, mes fidèles,eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »6 et les cieux proclament sa justice :oui, le juge c'est dieu !
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sarahauger
avant tout, le christ, docteur de la paix et maître de l'unité, n'a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si l'on ne priait que pour soi. nous ne disons pas : « mon père, qui es aux cieux », ni : « donne-moi aujourd'hui mon pain de ce jour ». chacun ne demande pas pour lui seul, que sa dette lui soit remise, qu'il ne soit pas soumis à la tentation et qu'il soit délivré du mal. notre prière est publique et communautaire, et quand nous prions, ce n'est pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous ne faisons qu'un.
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sarahauger
le dieu de la paix et le maître de la concorde, qui nous a enseigné l'unité, a voulu qu'un seul prie pour tous comme lui-même a porté tous les hommes en lui seul. les trois jeunes hébreux, jetés à la fournaise, ont observé cette loi de la prière. lorsqu'ils priaient, leurs voix n'en faisaient qu'une, leurs esprits étaient accordés, ils n'avaient qu'un seul cœur. nous pouvons croire ce que déclare l'écriture en nous enseignant, comment ils priaient, elle donne un exemple que nous pouvons imiter dans nos prières, pour que nous puissions être exaucés comme eux : alors, dit-elle, tous trois, d'une seule voix, chantaient un hymne et bénissaient dieu. ils priaient d'une seule voix, et pourtant le christ ne leur avait pas encore enseigné à prier. leur prière méritait d'être exaucée, elle fut efficace parce que la faveur du seigneur était acquise à une prière pacifique, humble et spirituelle.
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sarahauger
nous voyons les apôtres prier ainsi avec les disciples, après l'ascension du seigneur : d'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes et marie, la mère de jésus, et avec ses frères. d'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière : l'assiduité en même temps que la concorde de leur prière montrait que dieu, qui fait habiter dans sa maison ceux qui ont un seul cœur, n'admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient d'un seul cœur.
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sarahauger
l'homme nouveau, régénéré et rendu à son dieu par la grâce divine, commence par dire père, parce que désormais il est devenu fils. le verbe, dit saint jean, est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. mais à tous ceux qui l'ont reçu, et qui croient en son nom, il leur a donné le pouvoir de devenir fils de dieu. celui qui a cru en son nom et qui est devenu fils de dieu doit donc commencer à rendre grâce et à professer qu'il est fils de dieu, en appelant son père le dieu qui est aux cieux.
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sarahauger
le 25 mars 2016, découvrez l’édition du nouveau lectionnaire des saints, messes rituelles, intentions diverses, messes votives et défunts conforme à la nouvelle traduction liturgique de la bible. ce lectionnaire entrera en vigueur le jour même de sa sortie en librairie. ce volume rassemble les lectures précédemment éditées dans le lectionnaire sanctoral et circonstances diverses et dans le lectionnaire rituel pour les sacrements et autres célébrations. les anciens lectionnaires pourront être utilisés jusqu’au 1er dimanche de l’avent 2016. à compter de cette date, seul le lectionnaire présenté ici, sera valide.
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sarahauger
la mise en oeuvre de la nouvelle traduction du notre père est une opportunité pour les fidèles de se réapproprier la prière enseignée par le christ à ses disciples. les évêques de france ont estimé qu’elle était aussi l’occasion de manifester l’unité de l’église dans la diversité de ses pastorales. dans cet ouvrage préfacé par mgr guy de kerimel, huit évêques commentent chacun un des versets du notre père. l’exercice de leur mission, propice au discernement des « signes des temps », leur donne toute latitude pour s’exprimer sur l’actualité de cette prière au statut unique
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sarahauger
ces dernières années, ont été publiés plusieurs textes de références pour les musiciens d’église. il a paru bon de les rassembler dans un même volume de la collection « guide célébrer ». on y trouvera les chartes et le référentiel de compétences élaborés par le snpls avec les associations partenaires : association nationale des chorales liturgiques (ancoli), association nationale pour la formation des organistes (anfol), association des « pueri cantores ». ces chartes ont reçu l’approbation de la commission épiscopale de liturgie. pour favoriser une mise en perspective et une bonne intelligence de ces chartes, une première partie de l’ouvrage présente trois textes fondamentaux du magistère ecclésial sur la musique liturgique, tous trois liés à l’événement du concile vatican ii et à la réforme de la liturgie qu’il a initiée. on trouvera dans la troisième partie quelques orientations pastorales sur des questions plus particulières (fonction du chantre, places des instruments autres que l’orgue, les concerts) ; elles ont été élaborées avec les provinciaux de musique liturgique. l’ensemble de ces documents pourra servir à la formation de musiciens qui, dans la diversité de leurs compétences, contribuent à la beauté de la liturgie et à la participation active des fidèles par le chant et la musique.
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sarahauger
« des extraits de la constitution sur la sainte liturgie rythment l’ensemble de l’ouvrage, éclairés par des hymnes, prières de rituels et commentaires de théologiens. des images choisies tant pour leur qualité artistique, leur caractère symbolique et l’intériorité qu’elles diffusent, émaillent chacune des pages. tout invite à entrer avec des yeux émerveillés dans la contemplation d’un mystère qui nous dépasse. »
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sarahauger
signes d’aujourd’hui et narthex ont créé « pour valoriser son église », un guide pratique sur l’utilisation et la mise en valeur des églises. rédigé par des spécialistes, il répond aux différentes questions que se posent les personnes en charge de l’utilisation liturgique ou culturelle de l’église, de son animation, de son entretien, de sa sauvegarde ou encore de la mise en valeur de son patrimoine. le guide est organisé autour de 5 grands chapitres :
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sarahauger
pour chacun de ces chapitres on trouvera les éléments pratiques essentiels tels qu’adresses, numéros de téléphone et autres coordonnées utiles, des témoignages et des pistes d’actions. l’ouvrage est ponctué de différents encadrés sur les objets liturgiques, les différents plans des églises, les grands symboles, l’histoire de l’architecture religieuse et celle des vitraux jusqu’au xxième siècle ainsi que l’évolution de l’iconographie chrétienne. ce guide s’adresse à toutes les personnes (ou équipes) « laïques » ou « religieuses » ayant la responsabilité ou le souci de la vie de leur église : maires et élus, associations de sauvegarde du patrimoine, architectes et conservateurs, guides-conférenciers, prêtres et équipes paroissiales.
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sarahauger
ce livret paru aux éditions salvator, a été réalisé, à la demande de la commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle, par une équipe constituée par le snpls. il sera utile aux personnes – prêtres, diacres, religieux ou laïcs – ayant mission pour l’accompagnement des malades ou des personnes âgées qui ne peuvent pas participer à l’assemblée eucharistique. il offre des points d’appui pour bien situer ce service ecclésial et des éléments concrets pour l’accomplir avec la dignité requise. préfacé par mgr philippe gueneley, évêque de langres et membre de la celps, il comporte trois parties :
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sarahauger
l’église connaît aujourd’hui un véritable renouveau de la fonction des servants d’autel dans notre pays. dans beaucoup de paroisses, on assiste à la création de groupes à l’initiative de parents, de prêtres ou de séminaristes. actuellement, plus de trente mille enfants et adolescents se sont engagés dans ce service et trouvent ainsi leur place dans nos assemblées. ainsi, cette pastorale dépasse le seul service liturgique. elle est un lieu de proposition et d’approfondissement de la foi chrétienne. les jeunes y trouvent une formation liturgique, une certaine catéchèse, une expérience fraternelle de convivialité, de découverte et de vie en église. les nouveaux responsables sont souvent en recherche de moyens de formation et de méthodes d’animation pour leur groupe. pour cela, ce guide : – aborde les enjeux de cette pastorale ; – présente le déroulement de la messe avec les fonctions des servants ; – propose des moyens pratiques pour constituer et animer un groupe de servants ; – offre des outils pédagogiques : références bibliques, illustrations des objets liturgiques, des gestes des servants, etc. l’équipe qui a réalisé ce guide s’est appuyée sur sa propre expérience et s’est enrichie de pratiques rencontrées en divers diocèses.
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sarahauger
en septembre 2005 est paru le « rituel romain de la célébration du mariage » en langue française. celui-ci marque quelques évolutions rituelles et théologiques, et constitue un outil privilégié pour la pastorale du mariage « le nouveau rituel romain de la célébration du mariage paru en septembre 2005, au terme d’une élaboration de plusieurs années, nous met un instrument précieux entre les mains pour annoncer de façon renouvelée la bonne nouvelle du mariage chrétien. » ce « guide » pastoral a été conçu pour faciliter « l’heureuse mission de révéler à l’amour sa source et son accomplissement auprès de ceux et celles qui demandent à l’église de sanctifier leur union. » (extraits de la préface de mgr robert le gall) ce « guide » comprend des réflexions de fonds (mgr claude dagens et mgr andré vingt-trois), des commentaires théologiques et pastoraux pour mieux comprendre le contenu du rituel, des éléments pour la mise en œuvre d’une pastorale du mariage (éléments canoniques, pastoraux, bibliques) et reprend des documents utiles comme les déclarations d’intention (selon les circonstances), la traduction en plusieurs langues européennes de l’échange des consentements (utile dans la mobilité actuelles des jeunes), et les « points de repère en pastorale sacramentelle ».
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sarahauger
si la célébration de l’eucharistie est le centre de toute la vie chrétienne tant pour l’église universelle que pour les communautés locales, selon l’enseignement du concile vatican ii, il faut en tirer deux conséquences : tout ne se limite pas à elle, puisque si elle en est le centre elle n’en est pas le tout ; elle doit avoir des prolongements dans les divers aspects de la vie ecclésiale. c’est dans cette perspective que ce « guide célébrer » aborde les pratiques eucharistiques qui découlent directement de la célébration de la messe, et qui se développent en dehors de celle-ci. cela concerne essentiellement les pratiques de communion et d’adoration : communion portée aux malades ou aux absents, communion en viatique ; adoration, exposition et procession du saint-sacrement. dans un langage simple et concret, ce guide aborde les fondements du culte eucharistique, d’abord dans la messe, puis dans ses prolongements en dehors de la messe (1ère partie), avant de traiter des questions concrètes et pratiques d’un point de vue essentiellement pastoral (2e partie) dans la communion et l’adoration.
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sarahauger
dans toute célébration, quelques-uns ont pour mission d’aider l’assemblée à se situer elle-même, à déployer le rituel de l’église pour vivre la rencontre du dieu vivant. citons l’évêque, le prêtre, le diacre, les lecteurs, le chantre et l’organiste, les ministres de la communion, tel ou tel intervenant, etc. tous sont au service de l’assemblée et de la célébration du mémorial du christ mort et ressuscité. chacun d’eux est « animateur », au service de celui qui anime l’assemblée toute entière dans ce si grand mystère : l’esprit de dieu. ce « guide célébrer », second tome de « l’art de célébrer », complète le précédent en fournissant des points d’attention pratiques à tous ces animateurs, pour qu’ils accomplissent avec art leur mission, dans la liturgie de la messe. s’appuyant sur les indications du « missel romain » dans sa présentation générale, et reprenant pas à pas le déroulement de la messe, ce guide constitue un véritable aide-mémoire pour mieux célébrer.
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sarahauger
la liturgie est une action, qu’elle soit geste, déplacement, musique ou parole. et comme toute action, elle demande un «art de faire». la liturgie est un acte de communication, entre des frères et sœurs rassemblés en église, et avec le seigneur lui-même qui les convoque et vient à leur rencontre. et pour que la communication s’opère bien, elle demande à être soignée et signifiante. non dans une recherche de rubricisme exagéré ou de trop grande solennité, mais dans le seul désir de bien faire, avec une « noble simplicité » comme le précisent les textes conciliaires, selon l’assemblée réunie. quarante ans après le concile vatican ii, « l’art de célébrer » est l’un des chantiers majeurs qui concerne la liturgie. la réforme est faite, le patrimoine liturgique de l’église est bien connu, les communautés chrétiennes ont redécouvert le bonheur de célébrer. il reste encore à progresser dans la manière de célébrer avec art pour permettre aux rites et aux symboles déployés d’être les véritables opérateurs de la rencontre du dieu vivant et de la rencontre des frères et sœurs.
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sarahauger
le rituel de l’initiation chrétienne des adultes, paru en 1997, a fait l’objet de beaucoup d’attention ; sa relative nouveauté a conduit nombre de responsables pastoraux à en étudier la mise en œuvre. fruit d’échanges et d’une large expérience, ce guide pastoral est l’outil indispensable pour saisir la portée des propositions du rituel, tant du point de vue du contenu de la foi, que de la mise en œuvre du processus catéchuménal avec ses célébrations. il s’adresse à tous les accompagnateurs du catéchuménat et aux responsables liturgiques des paroisses qui ont la chance de recevoir des demandes de baptême d’adultes, et qui ont à soutenir leur entrée progressive dans l’église.
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sarahauger
dans toute célébration, quelques-uns ont pour mission d’aider l’assemblée à se situer elle-même, à déployer le rituel de l’église pour vivre la rencontre du dieu vivant. citons l’évêque, le prêtre, le diacre, les lecteurs, le chantre et l’organiste, les ministres de la communion, tel ou tel intervenant, etc. tous sont au service de l’assemblée et de la célébration du mémorial du christ mort et ressuscité. chacun d’eux est « animateur », au service de celui qui anime l’assemblée toute entière dans ce si grand mystère : l’esprit de dieu. ce « guide célébrer », second tome de « l’art de célébrer », complète le précédent en fournissant des points d’attention pratiques à tous ces animateurs, pour qu’ils accomplissent avec art leur mission, dans la liturgie de la messe. s’appuyant sur les indications du « missel romain » dans sa présentation générale, et reprenant pas à pas le déroulement de la messe, ce guide constitue un véritable aide-mémoire pour mieux célébrer.
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sarahauger
la liturgie est une action, qu’elle soit geste, déplacement, musique ou parole. et comme toute action, elle demande un «art de faire». la liturgie est un acte de communication, entre des frères et sœurs rassemblés en église, et avec le seigneur lui-même qui les convoque et vient à leur rencontre. et pour que la communication s’opère bien, elle demande à être soignée et signifiante. non dans une recherche de rubricisme exagéré ou de trop grande solennité, mais dans le seul désir de bien faire, avec une « noble simplicité » comme le précisent les textes conciliaires, selon l’assemblée réunie. quarante ans après le concile vatican ii, « l’art de célébrer » est l’un des chantiers majeurs qui concerne la liturgie. la réforme est faite, le patrimoine liturgique de l’église est bien connu, les communautés chrétiennes ont redécouvert le bonheur de célébrer. il reste encore à progresser dans la manière de célébrer avec art pour permettre aux rites et aux symboles déployés d’être les véritables opérateurs de la rencontre du dieu vivant et de la rencontre des frères et sœurs.
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sarahauger
le rituel du baptême des petits enfants suggère de célébrer le baptême de plusieurs enfants au cours de la même célébration, répondant ainsi à la demande du dernier concile de marquer la préférence pour les célébrations communautaires. cela rejoint bien les préoccupations des responsables pastoraux affrontés à la diminution du nombre de ministres. mais, comment envisager une célébration vraiment communautaire, et non une simple succession de baptêmes individuels ? comment faire lorsque le nombre d’enfants à baptiser devient important ? ce guide pastoral répond à ces questions. il présente les réflexions de responsables de la pastorale du baptême (région nord) réalisées à partir de plusieurs expériences significatives, et donne des indications concrètes de mise en œuvre.
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sarahauger
le symposium est donc consacré « à la mémoire, à l’étude et à l’approfondissement de cette constitution conciliaire », afin de « rendre grâce à dieu » pour la « grande portée » de ce fruit du concile, exprimée par « le renouveau de l’eglise et de l’humanité qui a suivi » mais aussi pour le « dynamisme rénovateur de l’eglise qui continue à en jaillir ».
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sarahauger
j’ai l’impression que tout ce qui peut être dit en termes généraux à propos de cette «réforme de la réforme», son origine, ses objectifs, sa portée et méthodologie, les divers propositions avancées dans son intérêt (si ce n’est pas en son nom), ses partisans et ses critiques, ait déjà pas mal été énoncé. même si le mouvement est difficile à cerner (est-il semblable à ce «nouveau mouvement liturgique» ou bien est-il seulement qu’une étape?), ces objectifs furent bien résumés il y a quelques années par le prélat ceylanais qui affirma que le temps était venu «d’identifier et de corriger les orientations et décisions erronées qui furent prises, apprécier avec courage la tradition liturgique du passé et s’assurer que l’église puisse redécouvrir les vrais racines de sa richesse et grandeur spirituelles même si cela signifie qu’il faille réformer la réforme elle-même…»
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sarahauger
bien avant que joseph ratzinger ne devienne le pape benoît xvi, il évaluait d’un œil critique la réforme de la liturgie suite à vatican ii, identifiant les aspects de la réforme qui ne trouvaient que peu ou pas de justification dans la constitution liturgique du concile, sacrosanctum concilium (sc) et qui minait le vrai esprit de la liturgie. comme pape, il était de son pouvoir de trouver un remède à ces déficiences – «les orientations et décisions erronées» – de la réforme à l’échelle universelle non seulement par ses enseignements et son exemple liturgique personnel, mais aussi en légiférant. il accentua la beauté de la liturgie, promut les trésors liturgiques et musicaux de l’église occidentale (incluant bien sûr l’usus antiquior du rite romain) et introduisit une continuité plus tangible avec la tradition dans le cadre des célébrations papales (e.g. «l’arrangement bénédictin» de l’autel, offrir la messe ad orientem dans la chapelle sixtine et dans d’autres chapelles, administrer la sainte communion aux fidèles sur leurs langues et à genoux). son successeur, le pape françois, est un homme différent avec une personnalité et un style différents et ses priorités sont clairement orientées vers d’autres aspects de la vie de l’église. je ne retiens pas mon souffle en anticipant de futurs progrès officiels selon les orientations de benoît xvi, qui a bien mérité ce titre dont il fut affublé, celui de «père du nouveau mouvement liturgique».
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sarahauger
mais supposons à toutes fins pratiques, et peut-être per impossibile, que la «réforme de la réforme» devait recevoir un appui institutionnel substantiel. même si cela était le cas, je doute que l’entreprise serait faisable; si par ce terme on entend réformer l’ordre actuel de la liturgie pour la ramener substantiellement dans le cadre de la tradition qui a lentement évolué et qu’elle déplaça. ce qui me pousse à dire ceci n’est pas une éruption de ressentiment causée par l’abdication papale de l’année dernière. comme tout mouvement, la «réforme de la réforme» repose sur ses propres principes et non pas sur un pape ni des partisans. non, la «réforme de la réforme» n’est pas réalisable parce que la discontinuité matérielle, entre les deux formes du rite romain présentement en usage, est beaucoup plus grande et profonde que je ne l’avait imaginée. pendant la décennie qui s’est écoulée depuis la publication de mon livre, la réforme de la réforme? un débat liturgique (ignatius press, 2003), qui traite presque exclusivement du rite de la messe, un nombre important d’études académiques, plus spécialement celles de lászló dobszay (†2011) et lauren pristas, m’ont éveillé au travail bâclé que le consilium de paul vi a infligé à tout l’édifice liturgique de l’église latine: la messe, l’office divin, les rites des sacrements, les sacramentels, les bénédictions et autres rituels du rituel romain, etc. peu importe ce qui peut être dit de la réforme liturgique – ces bénéfices pastoraux, sa légitimité, ses racines dans un ressourcement théologique, son statut hégémonique, etc. – un fait reste: elle ne représente pas un développement organique de la liturgie que vatican ii (et quatre siècles plus tôt, le concile de trente) avait héritée.
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sarahauger
il y a des ruptures importantes dans le contenu et la forme qui ne peuvent être remédiées simplement par la restauration de la primauté du chant grégorien comme musique du rite romain, un usage accru du latin et améliorer les traductions en vernaculaires des textes liturgiques en latin, utiliser le canon romain plus fréquemment (voire exclusivement), réorienter l’autel et rescinder certaines permissions. aussi important soit-il de célébrer les rites réformés correctement, avec révérence et de manière à souligner la continuité avec la tradition de l’église, de telles mesures laissent intact le contenu essentiel des rites. toute future tentative de réconciliation liturgique ou de renouveau dans la continuité de la tradition, aura à prendre en compte la révision complète des propres de la messe; le remplacement des prières de l’offertoire et leurs compositions modernes; l’abandon du très ancien cycle annuel romain des épîtres et évangiles du dimanche; le reclassement radical du calendrier des saints; l’abolition de l’ancien octave de la pentecôte, de la saison d’avant carême du septuagésime et des dimanches après l’épiphanie et la pentecôte; la dissolution de la structure séculaire des heures; et tellement plus encore. rapprocher la forme ancienne et la forme nouvelle de la liturgie requerrait beaucoup plus de chemin pour cette dernière; tellement, qu’il me semble plus honnête de parler d’un renversement graduel de la réforme (jusqu’au point où elle sera de nouveau reliée à la tradition liturgique dont le concile hérita) plutôt qu’une réforme de la réforme.
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sarahauger
le désir des pères conciliaires était double: permettre des innovations «que si l’utilité de l’église les exige vraiment et certainement» et de s’assurer «que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique» (sc, 23). ce désir pouvait être réalisé, mais pas en prenant les rites promulgués par paul vi comme un point de départ pour arriver à une version réformée organiquement de l’ancien rite romain; ce serait comme essayer de remettre ensemble les morceaux d’un lustre vitré éclaté. ce qui est nécessaire n’est pas une «réforme de la réforme», mais plutôt une adaptation prudente de la liturgie tridentine selon les principes établis par sacrosanctum concilium (comme cela fut le cas dans l’immédiat après sa promulgation en 1963), en utilisant ce que nous avons appris de l’expérience des 50 dernières années. pendant ce temps, des améliorations peuvent être apportées ici et là dans l’ars celebrandi de la forme ordinaire. mais la route pour réaliser un futur viable pour le rite romain traditionnel – et ainsi réaliser la vision liturgique de vatican ii, qui commanda une adaptation modérée de ce rite, pas sa destruction – est la célébration belle et convenable de la forme extraordinaire, dans un nombre croissant d’endroits, en consacrant tous nos efforts à promouvoir ce principe essentiel (compris correctement) de participation «pleine, consciente et active» des fidèles.
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sarahauger
disons le tout net : quant à nous à la schola saint maur, nous ne partageons pas le point de ceux qui voient la seule possibilité d’amélioration liturgique dans un retour pur et simple à la liturgie de 1962 ; cette dernière est désormais concrètement et définitivement une liturgie « extraordinaire ». si elle est un point de repère utile dans l’usus celebrandi, si elle demeure un lieu d’expression légitime du rite romain, elle ne peut cependant pas être le point d’aboutissement de la « reforma reformae ». l’idée de la réforme de la réforme n’est pas morte, mais probablement pas l’idée de la « réforme de la réforme » qu’ont pu avoir un certain nombre de ses militants… dont nous ne faisons pas partie. car c’est en ayant un regard objectif sur ces questions que justement, il sera possible de prendre des initiatives pour mieux appliquer vatican ii, et en particulier sacrosanctum concilium, 50 ans après, comme nous en donne l’occasion de cet anniversaire.
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sarahauger
jusqu’à maintenant, la liturgie n’a pas paru figurer au premier plan de la pensée du pape françois. dans la longue interview-confession qu’il a accordée, l’été dernier, à « la civiltà cattolica », il avait réduit la réforme liturgique conciliaire à cette définition expéditive : « un service au peuple comme relecture de l’évangile à partir d’une situation historique concrète ».
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