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La langue: Anglais/Franc
Note moyenne : 4.23/51 (sur 82 notes)
Résumé :
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Traduire la bible pour la liturgie md274 a été finaliste du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29)
sarahauger
si, par le passé, elles pouvaient être considérées comme des « auxiliaires » pour celles et ceux qui ignoraient le latin, elles devenaient désormais textes liturgiques. corrélativement, les traducteurs participaient à l’élaboration de la prière de l’église et leur responsabilité s’en trouvait agrandie. on ne s’étonnera donc pas que l’autorité de l’église, consciente de cette responsabilité, tienne à vérifier l’authenticité des traductions, en choisissant ses collaborateurs (ou du moins en approuvant leur choix) et en soumettant trois fois au vote des évêques le texte élaboré.
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lectionnaire et bible de la liturgie. après le concile, plusieurs pays avaient effectué des traductions liturgiques complètes de la bible où l’on puisait les textes des lectures des différents volumes du lectionnaire romain (ordo lectionum missae). dans les pays francophones, on n’avait traduit que les passages qui devaient figurer dans le lectionnaire.
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en 1977 parut la traduction des psaumes et des cantiques bibliques sous le titre psautier, version œcuménique, texte liturgique (éditions du cerf). la même année, on publiait la bible de la liturgie (éditions droguet et ardant) qui comprenait toutes les péricopes du lectionnaire. en 1993, une deuxième édition (éditions brepols) offrait la totalité du nouveau testament, les 2000 versets absents du lectionnaire ayant été traduits sous l’autorité de la ciftl (commission internationale francophone pour les traductions et la liturgie).
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la révision du lectionnaire. initialement, la correction des textes déjà publiés dans la bible de la liturgie n’avait pas été envisagée. mais il s’avéra vite qu’il fallait les revoir. non qu’il y ait des erreurs (à quelques rares exceptions près), mais une chose est de traduire des passages isolés, ce qui est le cas pour les lectures de la messe, autre chose de traduire un livre entier, avec sa cohérence, ses renvois internes, son vocabulaire propre, etc. les passages de l’ancien testament déjà traduits dans le lectionnaire ont donc été repris. plus tard, il en fut de même pour le nouveau testament. les corrections apportées aux textes du lectionnaire cherchent à assurer la cohérence d’ensemble de la traduction et à serrer de plus près le texte biblique original, tout en favorisant la proclamation.
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dans cette perspective, la traduction littérale n’est pas toujours la plus fidèle. en même temps, l’instruction spécifiait que les traductions « ne doivent être aucunement une paraphrase du texte biblique, même s’il est difficile à comprendre » (n° 31). la précision sera reprise par l’instruction liturgiam authenticam (n° 20).
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première exigence : la fidélité aux textes originaux. le concile avait demandé « que des traductions appropriées et exactes soient faites dans les diverses langues, de préférence à partir des textes originaux des livres sacrés » (dei verbum n° 22). c’est pourquoi, pour l’ancien testament, la nouvelle version liturgique a traduit le textehébreu – le cas échéant araméen – selon la biblia hebraica stuttgartensia (1977). pour les textes deutéro­canoniques en grec, elle a suivi la septuaginta en cours de publication à göttingen. pour le nouveau testament, elle a utilisé le texte grec de la 27e édition de nestle-aland (1984).
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cependant, en accord avec l’instruction liturgiam authenticam (n ° 24), elle s’est aussi référée à la néo-vulgate, version corrigée de la vulgate en fonction des textes originaux et employée par les livres liturgiques latins actuels. l’édition suivie a été la nova vulgata bibliorum sacrorum, ed. typica altera (rome, 1986). ce recours à la néo-vulgate a été utile notamment pour déterminer, dans la variété des traditions manuscrites, quel texte il fallait traduire, par exemple, pour daniel, tobie, esther, siracide, etc. (ibid. n° 37).
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il faut, par exemple, répéter plus souvent l’antécédent d’un pronom personnel, éviter les constructions compliquées, les phrases trop longues, les homophones (« voie », « voix », « bâtit », « battit », « il a bâti » ou « il abattit »), les sons difficiles à prononcer ou qui risquent d’être mal compris. exemple : « nazirs » risquant d’être entendu « nazis », on atraduit par « hommes voués à dieu », sauf dans le passage clé qui explique en quoi consiste le naziréat et où l’on a gardé « naziréen », la sonorité « -éen » enlevant l’ambiguïté (nb 6,1-21). autre exemple : plutôt que « la vache et l’ourse paîtront ensemble » on a préféré « … auront même pâture » (is 11,7 ; voir aussi 65,25).
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troisième exigence : respect de l’interprétation donnée par la liturgie et la tradition de l’église. situés dans la liturgie, les textes bibliques en reçoivent souvent leur interprétation chrétienne fondamentale, sans qu’il faille leur ajouter un commentaire. un exemple frappant est la lecture d’isaïe 53 à l’office du vendredi saint : il est clair que la liturgie y donne de la prophétie du serviteur souffrant une herméneutique christologique. cette interprétation apparaît souvent dans le lien que les lectures d’une même célébration établissent entre l’ancien et le nouveau testament. une traduction liturgique doit tenir compte de cette herméneutique (instruction liturgiam authenticam n° 41).
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elle veut servir la parole vive qui retentit dans les assemblées liturgiques, mais aussi dans les groupes de prière, la catéchèse, et partout où la parole de dieu est proclamée. il serait souhaitable qu’elle entre peu à peu dans la mémoire des croyants, afin que les textes bibliques nourrissent toute leur vie de foi. alors la réminiscence biblique redeviendrait ce qu’elle a été aux grandes époques : créant un langage et une mémoire commune, elle favoriserait l’unité de la vie chrétienne, en particulier l’unité entre la liturgie, la théologie et la vie spirituelle.
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« le 4 décembre 1963, les pères du concile vatican ii ont approuvé la constitution sacrosanctum concilium sur la sainte liturgie. pour faciliter l'application du renouveau liturgique souhaité par les pères conciliaires, le saint-siège a successivement publié cinq documents importants. le premier d'entre eux fournissait avant tout des directives sur le rôle central des évêques dans le renouveau de la liturgie pour l'ensemble de leur diocèse.
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« pourquoi une nouvelle traduction de la bible ? une nouvelle traduction tient compte de l'évolution du langage. une langue évolue, car elle est une réalité vivante, liée à l'histoire des mentalités et des cultures. le sens des mots varie dans le temps, parce que l'usage courant donne à un mot un sens précis qui finit par l'emporter sur les autres. par exemple, l'adjectif formidable a étymologiquement le sens de terrifiant. aujourd'hui, formidable signifie magnifique, remarquable, et a perdu le sens insistant sur la peur.
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cela est essentiel quand il s'agit du langage biblique utilisé non seulement dans la lecture personnelle, mais souvent dans la proclamation publique. une assemblée, un groupe qui écoute la parole de dieu doit pouvoir, en entendant le même mot, percevoir le même sens. la communion ecclésiale se construit lorsque les esprits sont à l'unisson dans la même perception du langage. dans l'action liturgique, l'assemblée des croyants, en entendant le même texte, peut parvenir à une compréhension commune, y compris à plusieurs facettes.
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la traduction en usage dans la liturgie a été approuvée en 1974 par les épiscopats francophones et a reçu la confirmation du saint-siège en 1975 ; cependant les textes bibliques de la liturgie des heures suivaient soit une traduction originale, soit la traduction œcuménique de la bible (tob) pour les textes de l'office des lectures. il y avait donc une disparité de traductions dans l'ensemble de la liturgie. le chantier d'une traduction intégrale a été lancé en 1996, avec des équipes de traducteurs littéraires et de traducteurs exégètes, afin que cette traduction soit à la fois précise et respectueuse du texte hébraïque ou grec, mais aussi audible pour la proclamation publique.
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sarahauger
« au lendemain du concile vatican ii, les évêques catholiques francophones ont fait élaborer une traduction de la bible destinée à la proclamation liturgique. cette traduction répondait aux besoins de la liturgie renouvelée, telle que promulguée par le pape paul vi. elle reprenait tous les passages de l'écriture sainte qui figurent aux lectionnaires des célébrations, à savoir la quasi-totalité du nouveau testament et une bonne partie de l'ancien testament.
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« une des caractéristiques essentielles et fondamentales du texte biblique est qu'il a toujours été traduisible. dès l'antiquité, les traditions juives et chrétiennes ont privilégié la compréhension du message à la sacralisation de la langue originale – hébreu et araméen pour le premier testament, grec pour le second testament. ainsi, très tôt, y a-t-il eu des traductions de la bible en araméen, puis en syriaque, en grec et en latin. évangéliser, porter la parole à toutes les nations, c'est d'abord traduire la bible dans leurs langues. le concile vatican ii a rappelé qu'il existe pour ainsi dire trois « langues officielles » bibliques pour l'église catholique : d'abord le latin, avec la vulgate du grand traducteur jérôme, le grec, de la vénérable septante, et l'hébreu qui, depuis le xxe siècle, sert de texte de référence aux traductions du premier testament en langues modernes.
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sarahauger
traduire la bible est une parole risquée… et choisir une traduction peut sembler une aventure incertaine. les critères de choix sont multiples : à côté des préférences confessionnelles, on pourra privilégier une belle expression littéraire, la surprise d’un souffle poétique, l’assurance de la rigueur scientifique, la proximité avec le langage de tous les jours… entre dépaysement d’un monde lointain et enracinement dans la vie quotidienne, pour lire seul ou avec d’autres, quelle bible, pour quelle lecture ?
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sarahauger
la parution de cette bible est un événement parce qu’il s’agit d’une traduction intégrale de la bible tenant compte des exigences particulières de la proclamation liturgique. cette traduction devient donc le texte-source pour l’ensemble des lectures et citations bibliques de la liturgie catholique en français. elle est le fruit d’un long processus qui d’une certaine manière a son origine dans les décisions du concile vatican ii en vue de la réforme de la liturgie de rite latin.
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la constitution sur la liturgie, au n° 35, donnait un principe général : « dans les célébrations sacrées, on restaurera une lecture de la sainte écriture plus abondante, plus variée et mieux adaptée ». pour la messe, les préconisations sont précises (n° 51) : « pour présenter aux fidèles avec plus de richesse la table de la parole de dieu, on ouvrira plus largement les trésors de la bible pour que, en l’espace d’un nombre d’années déterminé, on lise au peuple la partie la plus importante des saintes écritures. »
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sarahauger
en 1969 fut donc publié l’ordo lectionum missae, qui donnait l’organisation et la répartition des séquences bibliques lues dans la liturgie à partir duquel furent édités les lectionnaires de la messe, lectionnaire des dimanche et solennités, lectionnaire de semaine, lectionnaire des saints et pour les messes rituelles, votives et pour diverses circonstances. pour la lecture de ces textes en français, on fit le choix non pas de recourir à une traduction déjà existante, mais d’établir une traduction spécifique pour la liturgie qui soit adaptée à la proclamation publique.
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les lectionnaires actuellement en usage furent publiés en 1975. il s’agissait des lectures bibliques de la messe et des sacrements. mais dans la liturgie des heures, les choix furent différents : une autre traduction originale pour les lectures brèves des heures, et le recours à la traduction œcuménique de la bible pour l’office des lectures. jusqu’à ce jour on a donc une disparité de traductions bibliques dans l’ensemble de la liturgie.
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en 1977, l’ensemble des textes de ces lectionnaires disposés selon l’ordre des livres bibliques fut édité sous le titre : la bible. traduction officielle de la liturgie1. c’était la toute première ébauche d’une bible de la liturgie. mais c’est vers les années 90, que la commission internationale francophone pour les traductions liturgiques (ciftl) fit traduire les textes manquant du nouveau testament et publia en 1993 la bible de la liturgie ; cette bible comprenait donc l’ensemble du nouveau testament et les 4000 versets de l’ancien testament des lectionnaires.
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c’est en 1996 que le chantier d’une traduction intégrale fut lancé. après une année d’études préliminaires, la ciftl décidait de faire traduire les 21000 versets de l’at s’ajoutant aux 4000 déjà traduits. puisqu’il s’agissait de traduire des livres entiers, les traducteurs avaient recommandation de retoucher si besoin les textes déjà pour les lectionnaires. pour ce travail furent constitués des équipes de traduction qui comportaient au moins deux exégètes souvent spécialistes du livre à traduire et deux « littéraires » sensibles à la langue et portant les exigences de la proclamation publique. en septembre 2003, la ciftl réunie au québec recevait le texte complet de la traduction liturgique de l’ancien testament.
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entre temps, les évêques de la ciftl avaient demandé à des exégètes, principalement français, une appréciation de la traduction liturgique de l’évangile selon saint marc. sur cette base, on aboutit à la conclusion que, si cette traduction était globalement bonne, elle demandait néanmoins des retouches. en septembre 2001, la ciftl mis donc aussi en chantier la révision de l’ensemble de la traduction du nouveau testament qui fut achevée en 2005.
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en 2001, la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements publia l’instruction liturgiam authenticam sur les traductions liturgiques. conformément au n° 93 de cette instruction, par décret du 6 mars 2004, la congrégation érigeait la commission episcopale francophone pour les traductions liturgiques (ceftl) pour les conférences des évêques d’afrique du nord, belgique, canada, france, suisse et le luxembourg. les statuts de la ceftl, approuvés par la congrégation, stipulent que sa tâche est de « préparer les traductions des editiones typicae des livres liturgiques en langue française et de les proposer aux conférences des evêques » ; pour cela, « elle tient compte de l’autorité du saint-siège (…) et des facultés reconnues aux conférences des evêques ». la ceftl prenait donc le relai pour le chantier de ce qu’on appelait la tlb, traduction liturgique de la bible.
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a partir de 2006, le projet de traduction fut alors envoyé aux évêques des conférences épiscopales francophones. chaque évêque avait évidemment la possibilité de donner toutes remarques et propositions d’amendement qu’il souhaitait sur l’ensemble de la tlb, mais pour faciliter la consultation, la ceftl avait prévu une répartition des livres par des groupes d’évêques. 4200 remarques épiscopales sont remontées de cette consultation.
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l’examen de ces remarques fut confié à cinq commissions d’experts français, belges, canadiens et suisses, appelées « commissions d’intégration des remarques episcopales » (cire). le texte de la tlb approchant de sa forme définitive, la ceftl demanda que l’on commence la préparation des lectionnaires révisés. en juillet 2008, les évêques recevaient la version amendée de la tlb ainsi que les projets des lectionnaires dominical et férial sur lesquels les évêques étaient invités à donner leurs remarques. a partir de ces remarques sur les lectionnaires le texte de la tlb fut à nouveau retouché.
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on s’acheminait ainsi vers le vote définitif des conférences épiscopales concernant l’ensemble de la tlb lorsqu’un élément nouveau survint. en 2007, le saint père benoît xvi avait demandé à la congrégation pour le culte divin de faire la recognitio de la version corrigée de la bible de la conférence des évêques d’italie. la congrégation demandait donc à examiner le texte de la tlb dès cette phase d’élaboration.
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la congrégation fit parvenir au président de la ceftl trois séries d’observations, soit environ un millier de remarques le plus grand nombre portant sur le nt. elles étaient de deux types : des demandes explicites ou de simples suggestions. il faut noter que certaines requêtes de la congrégation visaient à unifier les traductions française, italienne et anglaise sur quelques passages majeurs de l’ecriture alors que plusieurs traductions seraient légitimement possibles.
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