AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Formate:
HASH : f8dcfe0e0c93c1487a8e70d1adb60326
La langue: Anglais/Franc
Note moyenne : 4.30/14 (sur 34 notes)
Résumé :
complément alimentaire indispensable à l’homme, conservateur des aliments et des peaux, le sel devient très vite une denrée précieuse et une monnaie d’échange. il participe à la richesse et au développement des sociétés qui en contrôlent l’exploitation ou la commercialisation mais il fait l’objet de taxes qui suscitent des révoltes. pour

Une histoire du sel a été finaliste du... >Voir plus
Acheter ce livre sur

Amazon Fnac Rakuten Leslibraires.fr Momox
Critiques, Analyses et Avis (29)
sarahauger
office du livre, 1982. couverture rigide. etat : bon. rod0120907: 1982. in-8. reli. bon tat, couv. convenable, dos satisfaisant, intrieur frais. 250 pages augmentes de nombreuses illustrations en couleurs et en noir et blanc dans et hors texte. jaquette en couleurs frotte sur les coins. ex-dono sur la page de garde. avec jaquette. . . classification dewey : 664-technologie des aliments.
+ Lire la suite
sarahauger
les mines de sel de bex constituent aujourd'hui un immense labyrinthe souterrain, dont plusieurs kilomètres sont ouverts à la visite. une attraction unique en suisse ! embarquez dans le train des mineurs et découvrez les éléments les plus spectaculaires et les plus caractéristiques des diverses techniques d'exploitation utilisées depuis la première galerie, creusée en 1684, jusqu'à ce jour.
+ Lire la suite
sarahauger
selon la légende, un jeune berger, jean du bouillet (surnommé bracaillon), menait ses chèvres paître vers panex, pas bien loin d'ollon, et au fondement, au-dessus de bex. pour s'abreuver, ses bêtes marquaient une nette préférence pour l'eau de deux sources. par curiosité, il la goûta. la trouvant salée, il en fit bouillir un plein chaudron. en s'évaporant, l'eau laissa au fond une pincée de sel. plus prosaïquement, il semblerait en effet que le bétail, grand amateur de sel, donnait sa préférence à quelques sources légèrement salées, sur la rive droite de la gryonne, au lieu-dit le fondement. 
+ Lire la suite
sarahauger
à cette même période, les sources ayant diminué, les hommes se mirent à creuser des galeries, dans l'idée de vider l'immense réservoir rempli d'eau salée, qu'ils imaginaient dans la montagne. un labyrinthe de puits, escaliers et galeries est percé durant plus d'un siècle. ce travail gigantesque a été réalisé au marteau et à la cisette, puis à la poudre noire. le bruit a couru, selon une communication de 1686, que des forçats ont été utilisés dans les mines, parallèlement à la population des travailleurs traditionnels. ce qui aurait provoqué quelques tensions entre les deux catégories de mineurs. si la présence de détenus semble avoir existé sur les lieux, en revanche, aucun enfant n'y a jamais travaillé. 
+ Lire la suite
sarahauger
entre 1684 et 1691, un abaissement de grande envergure fut réalisé: l'étage du coulat. une galerie de base, dite principale du coulat, fut attaquée depuis la rive gauche de la gryonne. il s'agissait de creuser un tunnel de 700 mètres jusqu'au cylindre. ce dernier, pensaient les responsables de la mine, était un réservoir contenant la précieuse eau salée, auquel était attribuée, sans véritable raison, une forme cylindrique. 
+ Lire la suite
sarahauger
afin d'accélérer l'opération, il fut décidé de creuser un escalier pour obtenir un circuit d'aération. son creusement en descente était une opération ardue et périlleuse pour les mineurs. ceux-ci devaient creuser plus bas que leurs pieds, sous l'éclairage minimaliste de lampes à huile, et avec une aération insuffisante. il fallait ensuite remonter les déblais à dos d'homme. a cette époque, l'avance moyenne était de quatre mètres par mois en galerie horizontale, et nettement moins en escalier. celui du coulat dit escalier ruiné compte 458 marches.
+ Lire la suite
sarahauger
 isaac gamaliel de rovéréa, alors directeur des mines, décida de réaliser une opération plus audacieuse encore. son projet était de creuser une galerie à partir du bouillet. une distance de deux kilomètres séparait le point de départ du fameux cylindre. là encore, une deuxième attaque se fit depuis un escalier de 735 marches. mais le gouvernement bernois, alarmé par l'ampleur des travaux et par leur durée, prit la décision de fermer le chantier. a cette époque, 202 mètres de galerie avaient déjà été creusés, et le grand escalier était terminé. le gouvernement s'en tint à sa décision, après avoir pris conseil auprès d'un ingénieur saxon, le baron de beust, qui préconisait le fonçage (creusement) du puits pour tester le cylindre. ces nouvelles expériences furent décevantes. la salinité semblait baisser. l'avenir des mines était sombre, à tel point que berne songeait à les fermer.
+ Lire la suite
sarahauger
c'est alors, en 1768, que le fils de de rovéréa, reprenant les plans de son père, sauva le site une première fois. a cette période, les spécialistes comprennent que le cylindre est en fait une épaisse couche de schistes et de grès sombres subverticales, dont la forme n'a rien de cylindrique. monsieur de rovéréa propose de longer cette couche par une galerie d'où devaient partir des transversales. la première d'entre elles permit de découvrir une bonne source d'eau salée. deux autres tentatives aboutirent elles aussi à des résultats qui ont permis d'alimenter les salines durant plus de soixante ans.
+ Lire la suite
sarahauger
 avec l'arrivée d'un nouveau protagoniste, jean de charpentier, le creusement de la galerie du bouillet reprend. les travaux durent douze ans. un important massif de roc salé (la poche du coulat) est mis à jour, tandis que toute une série de galeries et deux dessaloirs sont réalisés. l'exploitation des amas de roc salés se faisait par abattage de la roche dans des carrières souterraines superposées. ces blocs étaient transportés dans des salles groupées par deux ou trois: les dessaloirs. c'était là que le sel était mis en solution par lessivage des blocs. la saumure était amenée à saturation par un système de rotation. puis, les saumures saturées étaient acheminées vers la saline du bévieux par des tuyaux construits dans des troncs de mélèze. mais ce mode d'exploitation onéreux exigeait la présence d'un important personnel. le sel de bex ne pouvait ainsi pas concurrencer le sel étranger dès que le transport par voie ferrée fut rendu possible. 
+ Lire la suite
sarahauger
dès 1867, les citoyens de bex se sont unis pour sauver leur industrie. quatre d'entre eux, mm. grenier, chappuis-veillon, beauverd et laurent, créent la compagnie des mines et salines de bex et inaugurent un nouveau mode d'exploitation. ils ont l'idée de noyer les salles et galeries existantes. l'eau, qui s'infiltre partout, se transforme en saumure. il suffit ensuite de pomper. peu à peu, les nouvelles techniques et la modernisation intervenant également dans le salinage, rendent les mines rentables, et le travail plus aisé. cette accalmie ne durera qu'un temps… 
+ Lire la suite
sarahauger
vers 1877, les poêles seront abandonnés pour être remplacés par une nouvelle technique: le salinage par thermocompression, à l'aide de l'appareil piccard, (baptisée du nom de son inventeur alors directeur de la papeterie de bex), qui fut mis au point à bex. ce système, perfectionné au fil du temps, est encore utilisé aujourd'hui dans le monde entier. il fonctionne selon le même principe que les pompes à chaleur. la saumure est portée à ébullition par de la vapeur vive produite par des chaudières. puis ces vapeurs sont comprimées, ce qui augmente leur température, avant d'être renvoyées vers l'évaporateur pour lui servir de chauffage. le tout se fait bien sûr en circuit fermé. 
+ Lire la suite
sarahauger
en récupérant la chaleur contenue dans l'eau évaporée, cette nouvelle technique a permis des économies d'énergie considérables. de 1867 à 1913, les deux poches du coulat et du bouillet ont fourni 164'486 tonnes de sel. en l'espace d'un siècle, grâce aux différents procédés utilisés, la production de la saline a décuplé, tandis que la consommation d'énergie a été réduite de plus de dix fois.
+ Lire la suite
sarahauger
la société change de raison sociale pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, la saline de bex sa. dans le même temps est créée la fondation des mines de sel de bex, en charge de faire vivre le site touristique et de préserver l'extraordinaire patrimoine développé génération après génération grâce à l'obstination, la créativité et le courage des pionniers du sel en suisse. en 2014, la société saline de bex sa rejoint le groupe salines suisses sa, garant de l'approvisionnement en sel pour toute la suisse.
+ Lire la suite
sarahauger
selon la légende, un jeune berger, jean du bouillet (surnommé bracaillon), menait ses chèvres paître vers panex, pas bien loin d'ollon, et au fondement, au-dessus de bex. pour s'abreuver, ses bêtes marquaient une nette préférence pour l'eau de deux sources. par curiosité, il la goûta. la trouvant salée, il en fit bouillir un plein chaudron. en s'évaporant, l'eau laissa au fond une pincée de sel. plus prosaïquement, il semblerait en effet que le bétail, grand amateur de sel, donnait sa préférence à quelques sources légèrement salées, sur la rive droite de la gryonne, au lieu-dit le fondement. 
+ Lire la suite
sarahauger
à cette même période, les sources ayant diminué, les hommes se mirent à creuser des galeries, dans l'idée de vider l'immense réservoir rempli d'eau salée, qu'ils imaginaient dans la montagne. un labyrinthe de puits, escaliers et galeries est percé durant plus d'un siècle. ce travail gigantesque a été réalisé au marteau et à la cisette, puis à la poudre noire. le bruit a couru, selon une communication de 1686, que des forçats ont été utilisés dans les mines, parallèlement à la population des travailleurs traditionnels. ce qui aurait provoqué quelques tensions entre les deux catégories de mineurs. si la présence de détenus semble avoir existé sur les lieux, en revanche, aucun enfant n'y a jamais travaillé. 
+ Lire la suite
sarahauger
entre 1684 et 1691, un abaissement de grande envergure fut réalisé: l'étage du coulat. une galerie de base, dite principale du coulat, fut attaquée depuis la rive gauche de la gryonne. il s'agissait de creuser un tunnel de 700 mètres jusqu'au cylindre. ce dernier, pensaient les responsables de la mine, était un réservoir contenant la précieuse eau salée, auquel était attribuée, sans véritable raison, une forme cylindrique. 
+ Lire la suite
sarahauger
afin d'accélérer l'opération, il fut décidé de creuser un escalier pour obtenir un circuit d'aération. son creusement en descente était une opération ardue et périlleuse pour les mineurs. ceux-ci devaient creuser plus bas que leurs pieds, sous l'éclairage minimaliste de lampes à huile, et avec une aération insuffisante. il fallait ensuite remonter les déblais à dos d'homme. a cette époque, l'avance moyenne était de quatre mètres par mois en galerie horizontale, et nettement moins en escalier. celui du coulat dit escalier ruiné compte 458 marches.
+ Lire la suite
sarahauger
 isaac gamaliel de rovéréa, alors directeur des mines, décida de réaliser une opération plus audacieuse encore. son projet était de creuser une galerie à partir du bouillet. une distance de deux kilomètres séparait le point de départ du fameux cylindre. là encore, une deuxième attaque se fit depuis un escalier de 735 marches. mais le gouvernement bernois, alarmé par l'ampleur des travaux et par leur durée, prit la décision de fermer le chantier. a cette époque, 202 mètres de galerie avaient déjà été creusés, et le grand escalier était terminé. le gouvernement s'en tint à sa décision, après avoir pris conseil auprès d'un ingénieur saxon, le baron de beust, qui préconisait le fonçage (creusement) du puits pour tester le cylindre. ces nouvelles expériences furent décevantes. la salinité semblait baisser. l'avenir des mines était sombre, à tel point que berne songeait à les fermer.
+ Lire la suite
sarahauger
c'est alors, en 1768, que le fils de de rovéréa, reprenant les plans de son père, sauva le site une première fois. a cette période, les spécialistes comprennent que le cylindre est en fait une épaisse couche de schistes et de grès sombres subverticales, dont la forme n'a rien de cylindrique. monsieur de rovéréa propose de longer cette couche par une galerie d'où devaient partir des transversales. la première d'entre elles permit de découvrir une bonne source d'eau salée. deux autres tentatives aboutirent elles aussi à des résultats qui ont permis d'alimenter les salines durant plus de soixante ans.
+ Lire la suite
sarahauger
 avec l'arrivée d'un nouveau protagoniste, jean de charpentier, le creusement de la galerie du bouillet reprend. les travaux durent douze ans. un important massif de roc salé (la poche du coulat) est mis à jour, tandis que toute une série de galeries et deux dessaloirs sont réalisés. l'exploitation des amas de roc salés se faisait par abattage de la roche dans des carrières souterraines superposées. ces blocs étaient transportés dans des salles groupées par deux ou trois: les dessaloirs. c'était là que le sel était mis en solution par lessivage des blocs. la saumure était amenée à saturation par un système de rotation. puis, les saumures saturées étaient acheminées vers la saline du bévieux par des tuyaux construits dans des troncs de mélèze. mais ce mode d'exploitation onéreux exigeait la présence d'un important personnel. le sel de bex ne pouvait ainsi pas concurrencer le sel étranger dès que le transport par voie ferrée fut rendu possible. 
+ Lire la suite
sarahauger
dès 1867, les citoyens de bex se sont unis pour sauver leur industrie. quatre d'entre eux, mm. grenier, chappuis-veillon, beauverd et laurent, créent la compagnie des mines et salines de bex et inaugurent un nouveau mode d'exploitation. ils ont l'idée de noyer les salles et galeries existantes. l'eau, qui s'infiltre partout, se transforme en saumure. il suffit ensuite de pomper. peu à peu, les nouvelles techniques et la modernisation intervenant également dans le salinage, rendent les mines rentables, et le travail plus aisé. cette accalmie ne durera qu'un temps… 
+ Lire la suite
sarahauger
vers 1877, les poêles seront abandonnés pour être remplacés par une nouvelle technique: le salinage par thermocompression, à l'aide de l'appareil piccard, (baptisée du nom de son inventeur alors directeur de la papeterie de bex), qui fut mis au point à bex. ce système, perfectionné au fil du temps, est encore utilisé aujourd'hui dans le monde entier. il fonctionne selon le même principe que les pompes à chaleur. la saumure est portée à ébullition par de la vapeur vive produite par des chaudières. puis ces vapeurs sont comprimées, ce qui augmente leur température, avant d'être renvoyées vers l'évaporateur pour lui servir de chauffage. le tout se fait bien sûr en circuit fermé. 
+ Lire la suite
sarahauger
en récupérant la chaleur contenue dans l'eau évaporée, cette nouvelle technique a permis des économies d'énergie considérables. de 1867 à 1913, les deux poches du coulat et du bouillet ont fourni 164'486 tonnes de sel. en l'espace d'un siècle, grâce aux différents procédés utilisés, la production de la saline a décuplé, tandis que la consommation d'énergie a été réduite de plus de dix fois.
+ Lire la suite
sarahauger
la société change de raison sociale pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, la saline de bex sa. dans le même temps est créée la fondation des mines de sel de bex, en charge de faire vivre le site touristique et de préserver l'extraordinaire patrimoine développé génération après génération grâce à l'obstination, la créativité et le courage des pionniers du sel en suisse. en 2014, la société saline de bex sa rejoint le groupe salines suisses sa, garant de l'approvisionnement en sel pour toute la suisse.
+ Lire la suite
sarahauger
au fil des siècles, les mines de sel de bex ont été visitées par des hôtes célèbres. parmi eux, jean-jacques rousseau y est passé en 1754. alexandre dumas, lui, a visité les mines le 28 septembre 1832. il a parcouru à pied le trajet aujourd'hui effectué en train avant de monter le grand escalier, de visiter la chambre de la roue et de ressortir en gravissant les marches de l'escalier ruiné. durant le premier exil de napoléon à l'île d'elbe, l'impératrice marie-louise a elle aussi parcouru les mines. le grand réservoir a d'ailleurs reçu son nom, en hommage à son passage.
+ Lire la suite
sarahauger
alexandre dumas nous livre un récit plein d'humour de son aventure, se cramponnant aux échelles qu'il descend "comme un scarabée sur un brin d'herbe", demandant à son guide s'ils ne sont pas "bientôt au bout de la plaisanterie" et lâchant sa lampe qu'il suit des yeux "jusqu'à ce que, enfin, un bruit sourd produit par son contact avec l'eau m'annonça qu'elle venait d'arriver où nous allions".
+ Lire la suite
sarahauger
une étape importante consiste en un forage de la veine salifère. une fois le sondage réalisé, on introduit un tube de 5 cm de diamètre sur toute la profondeur du sondage. ce tube est perforé sur toute la longueur. à l'intérieur de ce tube, on introduit un deuxième tube un peu plus étroit perforé quant à lui sur sa partie inférieure. c'est dans ce tube intérieur que l'on injecte sous pression l'eau de source d'origine alpine. en s'infiltrant dans la roche, l'eau dissout progressivement le sel présent dans la roche sur un rayon de 400 mètres. cette eau sous pression, n'ayant aucune échappatoire, remonte par le tube externe, sous forme de saumure (eau salée).
+ Lire la suite
sarahauger
le salinage est le processus consistant à récupérer le sel contenu dans la saumure. depuis le début de l'exploitation des mines de bex, on récupère le sel par évaporation. au fil des siècles, bien sûr, les techniques ont évolué. la thermocompression a remplacé le feu des débuts. la thermocompression, d'ailleurs, a été mise au point à la saline de bex par antoine-paul piccard (l'arrière grand-oncle de bertrand piccard). révolutionnaire pour l'époque, cette technologie a permis de substantielles économies d'énergie par rapport à l'évaporation ignigène (par le feu). le peu d'énergie nécessaire au processus est aujourd'hui assuré par notre propre centrale hydro-électrique sur l'avançon.
+ Lire la suite
sarahauger
le projet terra salina vise à valoriser l'offre patrimoniale culturelle et paysagère qui fonde l'identité de l'arc jurassien. les co-organisateurs, la saline royale d'arc-et-senans et la région yverdon-les bains et leurs partenaires la grande saline de salins-les-bains et la fondation des mines de sel de bex promeuvent une variété de formules d'itinérance multimodales (voies pédestres, cyclables, équestres, transports publics) autour d'un élément essentiel de notre patrimoine transfrontalier : le sel.
+ Lire la suite